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Un nouveau stand de la Water Family pour rendre visible les micropolluants

Publié le 18 septembre 2026
250 personnes ont été sensibilisées sur les plages

250 personnes ont été sensibilisées sur les plages

Ils se cachent derrière de nombreux produits chimiques connus (pesticides, détergents, médicaments, cosmétiques, hydrocarbures…) ou moins connus, comme les perfluorés (PFAS) baptisées « polluants éternels ». Comment parler de cette pollution invisible ? Faire prendre conscience que chacun peut agir à la source ? C’est tout l’enjeu du nouveau stand imaginé par la Water Family, en partenariat avec la Communauté d’agglomération Pays Basque. 250 personnes ont été sensibilisées cet été sur la côte basque.

Résidus de médicaments, cosmétiques, produits ménagers, pesticides, solvants… autant de molécules issues de nos activités quotidiennes qui finissent leur vie dans les cours d’eau, les nappes phréatiques ou l’océan.

«  Le grand public est largement sous-informé et ne se rend pas compte de l’impact de ses habitudes de consommation. Autant les déchets visibles sont identifiés comme polluants, autant les micropolluants sont confondus avec les microplastiques qui bénéficient d’une plus large couverture médiatique. Et la plupart pensent que tout est traité dans les stations d’épuration » observe Camille Formosa, chargée d’animation pédagogique, avant d’ajouter « d’où l’idée de ce stand itinérant sur la thématique des micropolluants sur lequel nous avons travaillé en partenariat avec l’Agence de l’eau, la CAPB et Suez pour sensibiliser sur les pollutions domestiques, les plus diffuses et invisibles. Celles qui échappent souvent aux stations d’épuration et rejoignent les milieux aquatiques, générant des effets aggravés par l’effet cocktail et les métabolites. Sur le territoire du Pays Basque, la qualité de l’eau est un enjeu central, parfois source de tensions entre usages et acteurs. Le sujet des micropolluants demeure encore méconnu, y compris des professionnels, et les zones littorales concentrent particulièrement ces pollutions ». 

13
animations durant l'été
250
personnes sensibilisées

La grande tente aborde trois parties distinctes : les micropolluants, l’assainissement et la surveillance pour faire le point sur les connaissances. Suivent des jeux de rôle, des quizz, du décryptage d’étiquette…

« Nous utilisons aussi notre jeu PFAS*, élaboré sous l’œil vigilant de Mathilde Monperrus, enseignante-chercheuse à l’UPPA* qui dirige  le projet de recherche Micropolit. Ce jeu permet d’explorer les sources potentielles de PFAS présentes dans notre quotidien, à travers les différentes pièces d’une maison : salon, cuisine, buanderie, chambre, salle de bain. Le but est d’identifier les objets pouvant contenir des PFAS et de proposer des alternatives plus saines, tout en réduisant les risques de contamination et en favorisant le passage à l’action pour réduire les pollutions à la source des citoyens.

« Le stand a très bien fonctionné. Entre juillet et aout, nous avons animé le stand à 13 reprises sur les plages d’Anglet, Biarritz et Bidart. 250 personnes ont été sensibilisées dont environ 150 adultes et 100 jeunes. Nous continuerons à le proposer sur les prochains événements de la côte Basque comme le « Hendaia Swim run » ou « Le temps d’aimer », festival de danse à Biarritz. D’autres événements sont à venir et cet outil va également être déployé dans les lycées, » se réjouit Camille.  

La grande tente aborde trois parties distinctes : les micropolluants, l’assainissement et la surveillance

Non, un shampoing qui mousse ne lave pas mieux, au contraire, il pollue davantage. Oui, une lessive qui n’a pas d’odeur nettoie aussi bien les vêtements et sans rejeter de substances chimiques. Les égouts se déversent-ils dans l’océan ?  L’enquête choc « sur le front », d’Hugo Clément pour dénoncer le rejet des eaux usées dans l’Océan Atlantique ne reflétait pas nécessairement le fonctionnement global d’une installation sur l’année.

« Nous avons eu de nombreuses questions sur ce sujet. Parmi les idées reçues récurrentes,  il faut aussi expliquer que les stations d’épuration ne traitent pas tout et qu’il n’existe à ce jour aucune valeur réglementaire fixée par l’ARS* sur les micropolluants. Même si les méthodes de dépollution s’améliorent, il est impossible d’éliminer toutes les substances chimiques. D’où la nécessité de les débusquer à la source ! », tient à souligner Gorka OYARZUN, chargé de mission Water Académie.

Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?

Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.

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