Un nouveau stand de la Water Family pour rendre visible les micropolluants
250 personnes ont été sensibilisées sur les plages
Ils se cachent derrière de nombreux produits chimiques connus (pesticides, détergents, médicaments, cosmétiques, hydrocarbures…) ou moins connus, comme les perfluorés (PFAS) baptisées « polluants éternels ». Comment parler de cette pollution invisible ? Faire prendre conscience que chacun peut agir à la source ? C’est tout l’enjeu du nouveau stand imaginé par la Water Family, en partenariat avec la Communauté d’agglomération Pays Basque. 250 personnes ont été sensibilisées cet été sur la côte basque.
Pour aider un patient à identifier les sources potentielles de polluants de son logement et à connaître les mesures d’éviction, un médecin (allergologue, pneumologue, pédiatre, généraliste…) peut prescrire l’intervention d’un Conseiller Médical en Environnement Intérieur (CMEI*Conseiller Médical en Environnement Intérieur). Celui-ci réalise une enquête au domicile du patient, en sa présence. Elle dure entre 1h et 2 h et consiste en la visite des différentes pièces de vie, et une enquête détaillée sur les habitudes de vie du patient. Si besoin, des prélèvements sont réalisés (acariens, moisissures, COV*Présents dans de nombreux produits de la vie courante, les Composés Organiques Volatils sont des produits chimiques potentiellement nocifs pour la santé., poussières). Des recommandations sont effectuées et un rapport est transmis au médecin prescripteur ainsi qu’au patient. Un suivi est réalisé quelques mois après.
L’intervention est gratuite et prise en charge par l’ARS*Agence Régionale de Santé dans le cadre du PRSE*Plan Régional Santé Environnement 4. Depuis 2025, les enfants de 0 à 18 ans sont ciblés prioritairement sur le dispositif.
Un stand pédagogique et un jeu sur les PFAS
La grande tente aborde trois parties distinctes : les micropolluants, l’assainissement et la surveillance pour faire le point sur les connaissances. Suivent des jeux de rôle, des quizz, du décryptage d’étiquette…
« Nous utilisons aussi notre jeu PFAS*Les alkyls perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont un groupe incluant plus de 4 700 produits chimiques d’origine anthropique largement utilisés qui s’accumulent au fil du temps chez l’être humain et dans l’environnement, élaboré sous l’œil vigilant de Mathilde Monperrus, enseignante-chercheuse à l’UPPA*Université de Pau et des Pays de l'Adour qui dirige le projet de recherche Micropolit. Ce jeu permet d’explorer les sources potentielles de PFAS présentes dans notre quotidien, à travers les différentes pièces d’une maison : salon, cuisine, buanderie, chambre, salle de bain. Le but est d’identifier les objets pouvant contenir des PFAS et de proposer des alternatives plus saines, tout en réduisant les risques de contamination et en favorisant le passage à l’action pour réduire les pollutions à la source des citoyens.
« Le stand a très bien fonctionné. Entre juillet et aout, nous avons animé le stand à 13 reprises sur les plages d’Anglet, Biarritz et Bidart. 250 personnes ont été sensibilisées dont environ 150 adultes et 100 jeunes. Nous continuerons à le proposer sur les prochains événements de la côte Basque comme le « Hendaia Swim run » ou « Le temps d’aimer », festival de danse à Biarritz. D’autres événements sont à venir et cet outil va également être déployé dans les lycées, » se réjouit Camille.


Combattre les Idées reçues
Non, un shampoing qui mousse ne lave pas mieux, au contraire, il pollue davantage. Oui, une lessive qui n’a pas d’odeur nettoie aussi bien les vêtements et sans rejeter de substances chimiques. Les égouts se déversent-ils dans l’océan ? L’enquête choc « sur le front », d’Hugo Clément pour dénoncer le rejet des eaux usées dans l’Océan Atlantique ne reflétait pas nécessairement le fonctionnement global d’une installation sur l’année.
« Nous avons eu de nombreuses questions sur ce sujet. Parmi les idées reçues récurrentes, il faut aussi expliquer que les stations d’épuration ne traitent pas tout et qu’il n’existe à ce jour aucune valeur réglementaire fixée par l’ARS*Agence Régionale de Santé sur les micropolluants. Même si les méthodes de dépollution s’améliorent, il est impossible d’éliminer toutes les substances chimiques. D’où la nécessité de les débusquer à la source ! », tient à souligner Gorka OYARZUN, chargé de mission Water Académie.
Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?
Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.
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