Physalies sur les plages : que faire en cas de piqûre ?
Les longs filaments très urticants peuvent provoquer de très violentes brûlures
Du bassin d’Arcachon jusqu’à la côte basque, des échouages massifs de physalies se sont multipliés cet été sur le littoral aquitain. Ovales, d’une jolie teinte bleutée, leurs longs filaments très urticants peuvent provoquer de très violentes brûlures. Certaines plages ont dû fermer pour protéger les baigneurs. Comment soulager une de leur piqûre ?
Une présence record en 2026
Contrairement à son apparence, la physalie n’est pas une méduse, mais une espèce marine flottante, également appelée vessie de mer ou galère portugaise. De loin, on pourrait penser à des bouteilles en plastique flottant au large. Ses tentacules, invisibles depuis la surface, peuvent s’étirer jusqu’à 10 mètres. Recouvertes de cellules urticantes, elles libèrent du venin. Leurs piqûres sont extrêmement douloureuses. Et si les physalies sont dangereuses dans l’eau, elles le sont aussi quand elles sont mortes et étalées sur le sable.
À Arcachon, l’Ifremer*Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer lance une étude sur la fréquence des arrivées de physalies et les spécimens piégés dans le golfe de Gascogne. Vent, courants, changement climatique, les hypothèses sont nombreuses.

Comment réagir en cas de brûlure ?
Un contact de la peau avec cet animal peut provoquer des lésions cutanées accompagnées de marques rouges sur la peau, très douloureuses, mais peuvent aller jusqu’à une perte de connaissance, un dérèglement du rythme cardiaque ou de la pression artérielle, des vomissements, etc. Il faut donc agir très vite si une physalie vous pique dans l’eau, ou si vous avez malencontreusement marché sur un cadavre échoué.
Le premier geste à effectuer va à l’encontre du réflexe naturel : il ne faut surtout pas rincer la zone touchée à l’eau douce, qui a tendance à aggraver la douleur en libérant davantage de venin contenu dans les cellules urticantes encore actives. Il faut rincer abondamment la peau avec de l’eau de mer. Ne frottez jamais l’endroit de la brûlure. S’il y en a, il faut retirer les filaments de votre peau mais surtout pas avec les mains nues ; mettez des gants ou opérez avec une pince à épiler, ou à l’aide de sable ou même d’une carte bleue.
Enfin, vous pouvez plonger le membre touché (par exemple votre avant-bras) dans de l’eau chaude, autour de 45 °C pendant une bonne demi-heure. Le but est de neutraliser les toxines.

Fausses idées reçues
En cas de symptômes qui persistent ou s’aggravent, direction les urgences. Oubliez également les remèdes de grand-mère du genre uriner sur la brulure, cela aggravera la situation. Ne pas non plus chercher à inciser la plaie ou encore ne pas appliquer de pommade ou de gel même hydroalcoolique. Dans le cas où vous n’avez pas le temps d’effectuer ces différentes étapes, ni de recueillir le matériel adéquat, rendez-vous au plus vite vers un poste de secours ou contactez le 15.
N’hésitez pas, aussi, à effectuer un signalement pour que la population soit alertée de la présence de physalies dans le secteur. La plupart des MNS (Maîtres-Nageurs Sauveteurs) intervenants dans les postes de secours de Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques peuvent identifier l’animal et apporter les premiers soins des victimes.
Drapeau violet
Une affiche, publiée par l’ARS*Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, sur les risques liés aux physalies, méduses pélagiques et vives est apposée sur les panneaux d’affichage à l’entrée des plages! Pour savoir si vous pouvez profiter d’une baignade en toute sécurité, pensez à bien regarder la couleur des drapeaux. Le drapeau violet indique la présence d’espèces aquatiques dangereuses, d’une pollution de l’eau ou d’une zone marine et sous-marine protégée. Dans ce cas, les maires interdisent la baignade et hissent le drapeau rouge et violet. Prudence donc ! Si le vert est hissé, il indique que la baignade est surveillée et sans danger apparent. Avec le jaune, il faudra faire preuve d’un peu plus de vigilance…
Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?
Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.
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