Cadmium : comment réduire son exposition ?
Les médecins libéraux et les URPS, se sont mobilisés pour concevoir des kits Cadmium
L’Anses a publié un rapport alertant sur l’exposition de la population au cadmium, un métal lourd aux effets néfastes pour la santé. Si l’Agence sanitaire appelle avant tout à modifier les pratiques agricoles, quelques réflexes peuvent être adoptés en tant que consommateur. Les médecins libéraux et les URPS, dont l’URPS des médecins libéraux de Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisés pour concevoir des kits Cadmium, destinés à renforcer la prévention.
Après les alertes sur les perturbateurs endocriniens, les PFAS*Les alkyls perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont un groupe incluant plus de 4 700 produits chimiques d’origine anthropique largement utilisés qui s’accumulent au fil du temps chez l’être humain et dans l’environnement et les eaux contaminées, les scientifiques alertent désormais sur un nouveau risque en provenance de nos assiettes : le Cadmium*Métal naturellement présent dans la croûte terrestre, il est toxique et représente un danger pour la santé humaine et l’environnement.. L’ANSES*Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a dévoilé, mercredi 25 mars, une vaste étude sur les facteurs d’exposition de la population. Et le constat est sans appel : en 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence. L’ANSES note aussi « une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge ». Et de toutes les causes d’exposition, l’alimentation est la principale.

Le cadmium, c’est quoi, quelle contamination et quelles conséquences ?
Comme le plomb ou le mercure, le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. En Nouvelle-Aquitaine, les sols calcaires de Charente sont parmi les plus contaminés. Mais sa présence peut être accentuée par des activités humaines. S’il entre dans la production de batteries, de peintures ou encore de revêtements anticorrosion, il est surtout largement utilisé dans l’agriculture conventionnelle, par le biais des engrais phosphatés.
« Alimentation, eau, air, poussières, sol, produits cosmétiques, tabagisme » détaille l’ANSES*Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Résultat : l’alimentation représente jusqu’à 98 % de l’exposition au cadmium dans la population, à l’exception de celle des fumeurs. Puisqu’il est présent dans les sols, ce métal finit donc sur certaines denrées. La liste est longue des conséquences sur la santé. C’est un contaminant reconnu comme « cancérogène », « mutagène » et générateur de troubles de la reproduction et du neurodéveloppement.

Quelles solutions pour limiter sa contamination ?
Face à ce constat, les médecins libéraux et les URPS*Union Régionale des Professionnels de Santé, soutenus par l’ASEF se sont mobilisés pour concevoir des kits Cadmium*Métal naturellement présent dans la croûte terrestre, il est toxique et représente un danger pour la santé humaine et l’environnement.. Il est composé de 2 dépliants : l’un explicatif à l’usage des médecins, l’autre pédagogique, pour les patients, et d’un questionnaire de repérage des patients à risque.
Le flyer invite chacun à agir à l’échelle individuelle, en faisant attention au contenu de son assiette. Les aliments qui en contiennent le plus sont les abats, comme le foie et les rognons, les algues, crustacés et mollusques aussi les épinards et champignons. Mais dans nos assiettes, la contamination provient majoritairement des produits céréaliers (pain, pâtes, biscuits…), des pommes de terre, champignons et épinards, soit autant d’éléments du quotidien qui constituent la base de nos menus et dont il est difficile de se passer.
Il s’agit donc de limiter la consommation de gâteaux, biscuits et de céréales sucrées au petit-déjeuner. Et pour le cœur des repas, de penser à remplacer régulièrement les pâtes par des légumineuses (lentilles, haricots secs…). Avec un conseil basique : la nécessité de diversifier son alimentation.
Si les URPS*Union Régionale des Professionnels de Santé recommandent de privilégier l’agriculture biologique, l’ANSES*Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ne se prononce pas, estimant les données insuffisantes sur la contamination des cultures bios. Celles-ci peuvent être touchées via le cadmium stocké dans les sols.
Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?
Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.
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