4 projets lauréats dont un en Nouvelle-Aquitaine
Quatre nouveaux projets de recherche vont mobiliser des données de santé et environnementales pour mieux comprendre les effets de l’exposition à certains polluants ou espèces nuisibles sur l’apparition et le développement de pathologies. En Nouvelle-Aquitaine, le projet « RESPIR » qui cible la santé respiratoire est lauréat.
Cette quatrième édition de l’appel à projets « La donnée en santé-environnement pour la recherche et l’innovation », portés par la Plateforme des données de Santé (PDS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans le cadre du « Green data for health » (GD4H) a retenu quatre projets sur des thématiques variées.
ÆDES s’intéresse à l’influence de l’aménagement des villes et des mesures d’adaptation au changement climatique sur la présence du moustique tigre. Fast-Enviroscore, quant à lui, vise à mieux comprendre comment des facteurs environnementaux (qualité de l’air, température, l’humidité, périodes de vagues de chaleur) pèsent sur le pronostic sanitaire à long terme des patients après un infarctus de myocarde. Paddel travaillera sur le lien entre les cancers bronchiques et des polluants émergents comme certains pesticides, substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS*Les alkyls perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont un groupe incluant plus de 4 700 produits chimiques d’origine anthropique largement utilisés qui s’accumulent au fil du temps chez l’être humain et dans l’environnement) ou les perturbateurs endocriniens.

Le projet étudiera les liens entre l’exposition aux pesticides et la santé respiratoire
RESPIR
Le projet « RESPIR », porté par le CHU*Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers avec le laboratoire LIAS de l’Université de Poitiers, le Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC*Centre d’Etudes Biologiques de Chizé-CNRS*Centre National de la Recherche Scientifique) et le CHU de Limoges, étudiera les liens entre l’exposition aux pesticides et la santé respiratoire dans les Deux-Sèvres. Son objectif : évaluer si une exposition importante augmente le risque de crises d’asthme ou d’exacerbations de BPCO.
Ces projets bénéficieront durant 18 mois d’un accompagnement dans leur mise en œuvre mais également d’un financement à hauteur de 115 000 € par la PDS.
Croiser des données issues de multiples sources : données de santé, qualité de l’air, des sols, expositions aux polluants ou encore caractéristiques des territoires sont au cœur des projets retenus.
Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?
Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.
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