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Changement climatique et impacts sur la ressource en eau : un webinaire en replay

Publié le 10 avril 2026
Ce troisième volet du 24 février 2026 a réuni plus de 150 participants.

Ce troisième volet du 24 février 2026 a réuni plus de 150 participants.

Le changement climatique est susceptible d’engendrer une profonde perturbation de la disponibilité des ressources en eau et de sa qualité avec la multiplication des agents pathogènes. Pour son troisième webinaire portant sur la thématique du changement climatique et de la santé, l’Observatoire Régional Santé Environnement Nouvelle-Aquitaine (ORSE NA) a convié trois invités pour aborder les impacts sanitaires associés à l’eau et les réponses possibles.

L’observatoire régional santé environnement, un outil à part entière du Plan Régional Santé Environnement poursuit son cycle de webinaire sur les impacts sanitaires du changement climatique en abordant la question de l’eau. Ce troisième volet du 24 février 2026 a réuni plus de 150 participants.

Bernard LEGUBE, professeur émérite de l’Université de Poitiers, spécialisé dans la qualité et le traitement des eaux, président du conseil scientifique du comité de bassin Adour-Garonne, vice-président d’Acclimaterra a commencé par rappeler, si cela était nécessaire, le caractère non équivoque de l’influence humaine sur le réchauffement climatique.

Selon le rapport de synthèse du GIEC*, les changements sont d’ores et déjà à l’œuvre et s’observent notamment dans les phénomènes extrêmes tant en termes de fréquence que d’intensité. Bernard LEGUBE  détaillera les « impacts sur la ressource en eau en terme de disponibilité et de qualité ( micro-algue, micro-polluant…) et concluera sur la nécessité d’une adaptation immédiate pour limiter les effets, notamment à l’échelle des territoires avec des effets qui peuvent être positifs à très court terme.

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Webinaire
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Participants
Il y a environ 5 000 espèces de cyanobactéries référencées.

Ingénieur de recherche en hydrobiologie et phycologie à l’INRAE*, Christophe LAPLACE TREYTURE, décryptera un phénomène, encore mal connu des scientifiques, qui pourrait s’empirer avec le réchauffement climatique : les cyanobactéries. Elles étaient présentes il y a trois milliards d’années et contribuent à l’équilibre des écosystèmes.

« Il y a environ 5 000 espèces de cyanobactéries référencées, réparties dans plus de 800 genres. Une quarantaine de ces genres sont des cyanobactéries qui produisent des toxines dangereuses ». Ce qui favorise leur prolifération ? L’apport de phosphore et d’azote dans le milieu aquatique. Et des facteurs naturels aggravants : luminosité élevée, température de l’eau supérieure à 20 degrés, la baisse des niveaux et des débits d’eau.

Pour le chercheur, la seule vraie solution dépend de nous.  « Il faut réduire l’apport de nutriments riches en azote ou en phosphore dans les lacs et les cours d’eau. » Le rejet d’eaux mal traitées dans le milieu naturel est un problème. En cas de fortes pluies, les sols sont lessivés et les intrants des activités humaines peuvent se retrouver dans les cours et plans d’eau…

L’adoption d’un PGSSE induit une démarche préventive intégrée

Le dernier intervenant, Julien Dubos, directeur qualité à la direction eau, littoral, milieux naturels de la Communauté d’Agglomération Pays Basque détaillera la mise en place d’un PGSSE*, un plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau sur son territoire. « Je travaille avec 120 collaborateurs, j’agis en support pour les aider à mettre en place les systèmes d’amélioration continue. Il s’agit de s’orienter vers une véritable gestion préventive qui permette, en ayant identifié les vulnérabilités, d’anticiper voire d’éviter les crises et d’assurer en permanence la sécurité sanitaire de l’eau ».

En effet en terme de calendrier, dans le cadre de la nouvelle directive Eau potable, deux échéances se profilent : juillet 2027 pour la partie ressources, janvier 2029 pour la partie production et distribution. L’adoption d’un PGSSE* est une démarche longue, méthodique, dans un esprit d’amélioration continue. Mais elle ne peut pas se résumer à faire un diagnostic et rédiger un plan de gestion de crise. Elle suppose une approche préventive très intégrée, fondée sur l’évaluation et la hiérarchisation des risques.

Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?

Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.

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