En Corrèze, des agents de la restauration et des ados sensibilisés à la santé-environnement
L’atelier « Ma Maison, ma santé » est décliné sur la thématique cosmétique
Elodie Boulanger, éco-infirmière au sein de Coop Alpha et référente WECF formée aux ateliers « Ma Maison Ma santé » a été sollicitée pour sensibiliser des ados et des agents de restauration petite enfance à la santé-environnement. L’objectif : donner des solutions concrètes afin de limiter l’exposition aux polluants du quotidien et ainsi évoluer dans un environnement favorable à la santé.
Quel est le contexte de ces ateliers ?
En ce qui concerne les trois Maisons des ados d’Ussel, de Tulle et de Brive, il s’agit d’un partenariat avec la CPAM*Caisse Primaire d'Assurance Maladie, qui s’est engagée activement dans la sensibilisation à la santé-environnementale. Et pour les agents de restauration, l’ARS*Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre de la Stratégie régionale petite enfance, a sollicité WECF*Women Engage for a Common Future, réseau international écoféministe dont le but est de « construire avec les femmes un monde sain, durable et équitable » pour sensibiliser les agents de restauration avec sa formation “Alimentation Saine et Durable” sur 4 départements : la Dordogne, la Corrèze, la Haute Vienne et la Charente.

Quel type d’atelier est proposé aux ados ?
C’est un atelier de 2 heures « Ma Maison, Ma santé », décliné sur la thématique cosmétique. Il s’agit de les aider à prendre conscience que l’environnement intérieur peut être pollué, mais que des gestes simples peuvent le rendre plus sain. À partir de jeux et d’échanges, chacun partage ses questions et ses besoins, s’informe dans un contexte ludique et bienveillant.
Souvent, je dois rapidement en découdre avec les idées reçues du type « le bio, c’est cher et c’est faux, ils mettent des produits dedans… ». Lorsque je propose de classer des produits, il faut expliquer ses choix, je leur montre les points de vigilance.
Il s’agit de déclencher une prise conscience de l’impact de l’environnement sur notre santé. Mais c’est une prise de conscience positive, l’idée étant qu’ils repartent avec des réflexes différents, un cercle de petits pas réalistes et réalisables. Réduire le nombre de cosmétiques, regarder les labels, rincer, aérer correctement son logement, éviter d’utiliser des sprays, aérosols, parfums d’ambiance ou désodorisants chimiques…
Je leur présente les applications type yuka, faciles à utiliser. A la fin de l’atelier, on valide les connaissances et j’élargis le champ des polluants, comme les prises anti-moustiques ou si la conversation s’y prête les champs électromagnétiques.

Le schéma est un peu différent pour les agents de restauration ?
Oui, il s’agit d’un itinéraire pédagogique de 3 rencontres de 2h chacune avec le même groupe de participants, une douzaine en général. On présente une vision plus complète des enjeux liés à l’alimentation en abordant notamment le parcours de notre alimentation de sa fabrication à sa consommation, les habitudes d’approvisionnement et de consommation ainsi que la santé nutrition ( « 3V », Végétal, Varié et Vrai, ainsi que le terme « BLS» Bio, Local, de Saison).
L’atelier permet d’échanger et de discuter. Le cycle se termine par la réalisation de plusieurs recettes permettant d’ancrer le changement. On échange alors sur les pratiques de chacun.
Ces ateliers rassemblent à la fois des responsables d’achats, des cuisiniers et des directrices de crèche ce qui est intéressant pour pouvoir amener des changements dans les pratiques professionnelles.
Vous souhaitez en savoir plus sur cette thématique ?
Consultez le site Agir-ese.org, des ressources pour agir en Éducation et promotion de la Santé-Environnement.
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